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Oh..ma bien aimée

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Message par benaissa Mer 18 Juil 2018 - 17:53

Oh, ma bien aimée


Étrangement, il est admis qu’un citoyen qui insulte sa ville, en public, est surtout un vrai amoureux de celle-ci. En vérité, il l’aime et en éprouve de la douleur. Au contraire, celui qui proclame partout aimer sa ville, et l’avoir dans le sang, est toujours soupçonné d’imposture des mots, de mentir sur le repas et de vouloir un bien-vacant ou un fond de commerce. Langage des paradoxes : le fameux je t’aime moi non plus. La cause ? L’usurpation des sens : ceux qui proclament aimer cette ville sont ceux qui la dévorent, la dépècent, la partagent entre cuillères et possessions, l’appauvrissent et la trahissent. L’amour de la ville se mange bien d’ailleurs. Et ceux qui disent, avec le soupir, qu’ils seront les premiers à la quitter, seront les derniers à la trahir. Ensuite, viennent ceux qui partent. Ceux-là construiront leur propre amour à l’arrivée, en essayant de s’en défaire au départ. Par taxi ou par bus. Les gens de la ville sont plus « Hdar » ailleurs que dans leur ville. C’est un amour de la fuite et de la mémoire. De la nostalgie et pas des retrouvailles. La ville déçoit, vu de trop près, mais obsède vu de trop loin. Selon la mécanique connue du désir et du manque. Ensuite ? Il y a l’histoire : mal racontée. La terre : mal partagée. L’air, mal joué. La ville est vaste mais on s’y sent à l’étroit. On y rêve tout à la fois de retrouver les siens et de s’éloigner le plus des siens, des porteurs de la carte d’identité verte et de la mine grise.

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