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Message par mancer ahsene Dim 7 Aoû 2016 - 19:25

On y croit,on n'y croit pas.C'est selon.Pour les uns ce sont des hommes et parfois des femmes qui ont leur"baraka",qui répondent à vos demandes,à vos prières,pour peu qu'on y va avec la ‘ »niya",avec la bonne intention,la confiance.C’est de la naiveté pour beaucoup.Toujours est-il que des hommes,des femmes,de toutes les catégories sociales,de tous les niveaux intellectuels continuent,pour une raison ou une autre,d’avoir recours à nos marabouts ou walia (pluriel de wali).Ils sont « Sidi »ou « Lalla ».Il est presque interdit de prononcer Sidi et Lalla suivi du nom sans faire suivre de la formule »cheyelleh ou bih »,qui veut dire « qu’il ou elle soit  glorifié(ée).                                                                                

A Saida par exemple,nous en comptons une vingtaine et chacun et chacune a son »grade » et son terrain d’intervention,sa maladie à guérir,son bienfait.Mais ce sont surtout les femmes qui les sollicitaient.Pourquoi ?Tentons une réponse :La femme Algérienne est le dernier maillon de la chaine,elle a surtout des devoirs,des obligations,jamais de droit.Elle prépare à manger,elle nettoie,elle se soumet à toute la famille,beau-père,belle-mère,beau-frère et même la belle-sœur.Si cette dernière a atteint l’âge de mariage et qu’elle n’est toujours pas mariée, c’est le calvaire.Il est donc normal et compréhensible qu’elle aille chercher protection.Elle s’y rendait munie de bougies,de henné et de quelques pièces de monnaie (maintenant la visite peut coûter un SMIG).

Beaucoup y croient.La preuve ?Flena n’a pas enfanté après tant d’années de mariage.On lui a conseillé d’aller voir Sidi X.Flena s’y rend souvent à l’insu de son époux,pénetre dans la goubba sans oublier « bismi Allah »(au nom de Dieu), s’est mise devant la tombe de Sidi,l’a embrassée,levé les mains et commencé sa prière.A la sortie,elle n’oublie pas d’emporter quelques étoffes de tissus,la couleur verte est prédominante.Le lendemain elle tombe enceinte.

Bien sûr,la réussite n’est pas garantie.On raconte par exemple,que X Ou Y a laissé une fortune.Pour rien.

Bien sûr rien n’échappe à des anecdotes ou des blagues sur le sujet.

Un Directeur,paix à son âme, que tout le monde connaît n’oubliait jamais de conseiller à ses mauvais élèves,la veille d’un examen,de rendre visite à Sidi …,de se munir de trois bougies et…de cinq pois chiches.Allez savoir pourquoi les pois chiches ???.

On raconte aussi que vers las années 70,une route devait être élargie.Problème :Il y avait une « goubba » qui gênait et il fallait qu’elle tombe.Le conducteur d’engin a refusé la mission.On fit venir un autre et puis un autre,toujours le même refus de descendre le Saint.On alerta le Wali de la Wilaya ‘le préfet).Il se rend sur le chantier,monta dans l’engin. »Enta Wali wa ana Wali,on va voir qui de nous sortira vainqueur.En cinq minutes,il ne restait plus rien de la goubba.

Bref à chacun ses croyances……..

 

Trois lieux saints attirent et ont attiré la foule des croyants. Le plus important est celui du Saint Patron de la population musulmane de Saïda : le Marabout de Sidi-Abdelkrim situé sur la route de Sidi-Bel-Abbés. Au même lieu se dresse le Marabout de Sidi-Ahmed Ezzagaï. Au sommet de la montagne dominant le cimetière musulman se dresse une Kouba : c'est le Marabout de Sidi Abd-el-Kader. Comme il est assez difficile d'y accéder, la foi musulmane a édifié une seconde Kouba à Sidi Abd-el-Kader, près de la Nationale 6, à proximité du pont du "Vieux Saïda", afin que la population puisse facilement venir y prier. Enfin, un troisième Marabout attire les croyants; il est situé en bordure de la route de Aïn El-Hadjar, à 4 km 500 de Saïda. C'est la goubba de Sidi-Maamar.

Nous savons maintenant que lorsque le vieux Saïda a été incendié par l'Emir et les murailles minées par Bugeaud, la population musulmane est allée s'établir dans les trois villages de Boudia, de La Marine et de Doui-Thabet; les deux premiers sont les plus importants et ne sont séparés que de quelques centaines de mètres. Une mosquée a été édifiée à proximité de ces deux villages sur le versant de l'Oued Oukrif (en partie comblé à ce jour). Le minaret en est visible de tous les coins des deux villages et Doui-Thabet pouvait même voir le Muezzin sortir sur le promenoir pour appeler les fidèles à la prière. La mosquée a été bâtie en 1885 grâce à une souscription faite par les Caïds de l'époque. Chaque famille devait verser un franc par personne composant la famille.
Légende de Sidi Abdelkrim.
Sidi-El-Hadj Abdelkrim revenait du Maroc, et monté sur sa mule, suivait la piste caravanière afin de se rendre à Tahert. A chacune de ses étapes, à l'endroit où il se reposait, on élevait des Koubas à sa mémoire. Arrivé à proximité de Saïda, il s'arrêta dans la tribu de Doui-Thabet. Sa mule fourbue refusait tout service. S'adressant alors au chef de tribu il lui dit : "Si l'un de vous m'apporte une monture pour continuer mon chemin, je bénirai votre tribu et chacun de vous pourra se considérer comme mon descendant". Le chef fit amener son plus beau cheval et en fit présent à Sidi-El-Hadj Abdelkrim qui put ainsi reprendre la route après s'être reposé quelque temps parmi la tribu qu'il avait ainsi adoptée. Après son départ, on éleva une Kouba sur le lieu-même où la mule s'arrêta. Et c'est depuis ce jour que les croyants ont voué un culte tout particulier à celui qui fut et qui demeure le grand Marabout.
Légende de Sidi Abdelkader.
La mère de Sidi Abdelkader sortit pour aller puiser de l'eau au puits situé en bordure de la mer à quelques lieues de son village. Arrivée à proximité du puits, un lion surgit de derrière un buisson et menaça la pauvre femme effrayée. Ne sachant que faire, elle fut prise d'un tremblement et recommanda son âme à Dieu. A cet instant, son fils sortit de sa jambe droite. A cette apparition, le lion s'enfuit. Sidi Abdelkader trempa alors ses pieds pendant 40 jours dans l'eau de mer. Dieu le bénit et lui donna tous les pouvoirs. Quand un enfant allait mourir, on faisait appel à Sidi Abdelkader; il lui suffisait d'apposer sa main au mourant pour qu'il revienne à la vie. Sidi Abdelkader fut aimé de tous, c'était un homme de volonté et d'une amabilité extrême. C'est en souvenir de sa naissance que les croyants le représentent souvent sous les traits d'un lion.
Légende de Sidi Ahmed Ezzagaï.
De la tribu de Doui-Thabet, élevé par sa mère dans les règles les plus strictes du Coran, Sidi Ahmed Ezzagaï devint le disciple d'un grand Marabout de la région du Chélif. Il vivait en saint homme et était entouré d'une grande considération. Un jour, il eut envie de revoir les lieux de son enfance et revint dans sa tribu. Ce fut pour constater avec beaucoup d'amertume que sa famille était l'objet de persécutions de la part de leurs voisins. Courroucé, il appela les malédictions du ciel sur ceux-ci, il fut exaucé et les persécuteurs perdirent tous leurs biens. Il revint bientôt auprès de son maître qui mourut bientôt. Ce fut Sidi Ahmed Ezzagaï qui prit la place du Marabout et devint aussi célèbre. A sa mort, son corps fut transporté près du Marabout de Sidi Abdelkrim. Cette translation des cendres se fit à dos de chamelle. Sur le lieu de son inhumation, on éleva une goubba.

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