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le système politique algérien: entre manipulation et répression (4)

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le système politique algérien: entre manipulation et répression (4) Empty le système politique algérien: entre manipulation et répression (4)

Message par Aouad Djillali Jeu 13 Juin 2013 - 10:01

Avant de penser à faire des lois, il est plus important de penser à la mise en place de mécanismes qui puissent les mettre au-dessus de tout et de tous. On a encore en mémoire l’exemple de juges français (en charge de lourds dossiers de corruption, comme l’affaire ELF) qui ont mis à genou de vrais caïds ; « la loi existe ; elle doit être appliquée », a répondu une fois, l’un d’eux à des journalistes qui essayaient de comprendre les raisons de son acharnement contre la corruption.


 
D’autres voient la solution dans la destitution immédiate de Bouteflika car jugé incapable (vu son état de santé) de gouverner le pays et s’étonnent même que la procédure ne soit pas encore engagée en précisant qu’ils ne demandent que l’application de la loi. D’autres, allant dans le même sens, jugent son bilan catastrophique et exigent autre chose. Encore faut-il préciser que je ne fais que répéter (en d’autres termes, peut-être), ce qui se dit dans le pays à travers la presse et la télévision (voir par exemple, les déclarations de Sofiane Djillali, président du parti Jil Jadid ou les articles du journal Le Matin)


 
D’autres voient en Bouteflika le seul sauveur du pays et lui préparent déjà une quatrième campagne. Derrière ce semblant de personnes isolées ou de responsables (qui se prétendent plus éclairés que les autres) ou de groupes indépendants, se cache un pôle, plutôt, une espèce de lobby (qui a son poids sur les prises de décisions) assez curieux aussi bien dans sa rhétorique que dans ses méthodes et ses moyens. Que signifie par exemple, « un troisième mandat pour permettre à Bouteflika de terminer son programme». Il faut être un imbécile hors pair pour croire que le président assume seul la conception des programmes des différents secteurs, leur planification et leur réalisation dans les moindres détails ; comme s’il n’y avait dans ce pays, ni conseillers ni concepteurs ni ingénieurs ni cadres ni ouvriers.

Même dans les toutes petites entreprises, on tient compte lors des passassions de consignes, de certains principes comme la prise en charge de l’actif et du passif, du respect des projets lancés, des engagements pris, de la solidarité, des contraintes, de l’intérêt général…

Par ailleurs, tous les spécialistes en psychologie, philosophie, anthropologie, vous diront qu’au-delà de dix ans, un président n’a rien à donner ; il devient plutôt un frein et une charge. C’est pour ça que dans les pays développés (sur ce point, nous en faisions, hélas partie), le mandat présidentiel est limité à deux quinquennats. Encore, quand on fait le bilan (c’est le cas de la France et des USA, par exemple), d’un président qui fait deux mandats, on s’aperçoit qu’il passe le premier quart de la décennie à se préparer, la moitié à appliquer une partie de son programme et le dernier quart à attendre l’arrivée de son successeur.


 
Dans tous les cas de figure, Bouteflika se trouve au cœur du débat. En tant que personne (de par son charisme) et en tant que symbole controversé (à la tête d’un régime corrompu/ image d’une génération qui a fait la fierté du pays à un certain temps). En filigrane, se profile le débat sur la fin ou la pérennité d’un système. Faut-il continuer à fonctionner avec un président imposé par le haut ou changer et laisser le peuple prendre ses responsabilités ? En tout état de cause, on ne peut prétendre, à l’heure actuelle, à un changement radical. On n’a pas encore les moyens d’instaurer un régime respectueux des droits de l’homme, basé sur la compétition saine, la transparence, le contrôle et l’indépendance de la justice. On ne  peut, dans les meilleurs des cas, que s’entendre sur les bases d’une transition démocratique.

                               A suivre

Aouad Djillali
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