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La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse

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La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse Empty La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse

Message par hammami khalfallah Ven 20 Juil 2012 - 18:00

Mort dans une bataille à Djebel Béchar le 27 mars 1960


La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse Colonel%20lotfi


Le 27 mars 1960 tombait au champ d'honneur à Djebel Béchar le colonel Lotfi, de son vrai nom Benali Boudghène. Il avait 26 ans. Le 16 mars, il avait écrit une lettre émouvante à sa femme, une lettre d'adieu, et surtout une lettre d'amour que nous devons connaître:


"A ma très chère femme,


Je m’excuse à l’avance de n’avoir pas osé t’annoncer de vive voix ce que je vais t’écrire. J’espère que lorsque tu recevras cette lettre, je serai bien loin en Algérie, ma Patrie Chérie.

En effet, je suis en pleins préparatifs et je dois rejoindre l’intérieur dans les plus brefs délais. Je crois ne t’apprendre rien de neuf en te disant que c’est la seule place possible pour moi en ce moment. Il m’est devenu impossible, intolérable, insoutenable de continuer à vivre à l’extérieur, ceci en dehors de toute considération de quelqu’un d’autre que ce soit. Ensuite, en tant que chef, que Révolutionnaire, qu’idéaliste imbu de principes, je dois être aux côtés de mes hommes pour les soutenir et du Peuple pour le réconforter et renforcer son moral.

De ton côté, je crois avoir tout fait pour t’ôter dès le premier jour toute illusion concernant ma présence à tes côtés tant que durerait la Révolution. Je t’ai toujours dit que je n’ai été et que je ne suis que par la Révolution et pour la Révolution. Il m’est même très difficile d’envisager pour moi une autre vie que la vie Révolutionnaire. Je te demanderai donc de faire preuve de beaucoup de courage et de patience ; je sais que tu en es capable. De mon côté, j’espère que tout se passera bien. Dans le cas contraire, j’aurais connu la plus belle fin qu’aurait pu souhaiter et rêver un jeune Révolutionnaire. Alors il faudra que tu fasses preuve de beaucoup plus de courage encore. Tu pourras être très fière de ton mari et celui que je te confie, mon fils, le sera aussi beaucoup de son père. Au nom de l’Algérie, pour laquelle j’aurais vécu et j’aurais tout donné, et au nom de notre Amour, je te recommande instamment de veiller sur mon fils, sur son éducation, de lui donner une très solide instruction et d’en faire surtout un grand Nationaliste et un grand Révolutionnaire capable de réaliser ce que son père n’aura pas pu faire parce que la vie ne lui aura pas accordé assez de temps.

En ce qui te concerne personnellement, je te recommande encore une dernière fois de t’améliorer, de te perfectionner, d’approfondir tes connaissances et d’être toujours à l’avant-garde des jeunes femmes algériennes et un exemple sans reproche aucun.

C’est tout. Embrasse pour moi toute la famille.

Je t’embrasse. »

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La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse Empty Re: La lettre émouvante du colonel Lotfi à son épouse

Message par khelfaoui benaoumeur Sam 21 Juil 2012 - 0:08

Devant un aussi émouvant message d'outre-tombe, que dis-je !?, d'outre-paradis (Lotif, Benboulaid, Benm'hidi et leurs compagons ne sont-ils pas bien vivants au paradis auprès de leur Seigneur " Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d'Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus" Sourate Aal-Imran 3:169].") je ne peux que dédier cet article écrit sous une forte émotion inspiratrice (il sortira incessamment) study


De l’Incendie de la Grande Maison à la joyeuse saison...


« Lorsqu’un peuple veut la vie, Force est au destin de répondre; Force est aux ténèbres de se dissiper, Force aux chaines de se rompre... ! »1

Parmi ceux qui se souviennent « comme si cela datait d’hier », les plumes-visionnaires, rien qu’en les évoquant on se sent fier – ne méritent-ils pas plus qu’une prière, chaque fois qu’on daigne se recueillir auprès des pierres, fussent-ils en marbre voire avec des épitaphes en bandoulière, ornant leurs ultimes demeures ! Quel écho avez-vous senti dans les galeries labyrinthiques de votre for intérieur face à la résonance d’outre-tombe ricochant de ces lumières désormais mises en bières...? –. Dépositaires de la mémoire collective avec tout ce lourd et pénible boulet de bagnard qu’elle tracte comme charges de souffrances miséreuses ( depuis les « civilisatrices » enfumades des S’bayehs et Ouled R’yah de Dahra, ..., aux « pacifistes » bombardements criminels des mille et une Dachras) et, porteurs, en dignes notaires, des gènes révolutionnaires légués par les ancêtres - de Jugurtha à Zabana -, ils n’ont cessé, tout en « comptabilisant » les martyrs et les blessés, de veiller à entretenir la flamme d’un éveil stressé, jusqu’à en prédire – deux années à l’avance –, par la bouche d’un Komandar, un Incendie révolutionnaire, dont le bruit ricochant des sabots salvateurs du cheval blanc légendaire, avaient régénéré l’âme - que Salan et ses pairs croyaient à jamais domptée et meurtrie - d’un petit Omar chétif, mais aucunement craintif...

Le Fils du pauvre, snobant, tel un résistant roc défiant les impitoyables salves des vagues, la misère qui ne cessait de fouetter les ombres faisant office de membres de famille baignant dans la famine, avait fini par prendre les Chemins qui montent, dont l’épopée, que nos mères nous content, nous hante à ce jour et nous enchante. Étant, désormais, conscient de ce que le jour doit à la nuit, il s’était lancé, quoiqu’il fut cadenassé par l’Opium et el Bâton, à la quête et la reconquête de sa Nejma pour célébrer, en tant qu’Algérien et aucunement en un quelconque « Arabe », les Noces entre Min Djibalina et Jazaïrouna – qui eurent comme nouveau-né un angélique « Kassamen » baptisé par le sang bénit au sein du temple sacré des Moudjahidines – loin d’une nostalgique mer-soleil, qui relégua, sous les feux de la rampe Nobélienne, la justice dans les étalages poussiéreux du second ordre...

Beaucoup de sangs et de sueurs ont coulé sous les ponts de notre sablier cinquantenaire, depuis que nos légendaires révolutionnaires ont forcé le « civilisateur », qui continue à se gargariser impudiquement de ses « bienfaits » enfumages/enfumades – quoique fusse plus que souriant, ce début de semaine, le nouveau héritier du médecin sans frontières –, débarqué de voiliers revigorés par l’absence d’une redoutable Flotte piégée par la bataille de Navarine, à embarquer – avec comme musique de fond « Béjart prend ta valise ! » – dans un catastrophique rapatriement, à l’US Marines du Vietnam, reprenant le même sillage maritime ordonné par Charles X et ses intimes, à bord de bateaux d’une des principales puissances du NATO... !

Les descendants d’Apulée de Madaure, de Tarek ben Ziyad, d’Ibn Khaldoune, d’Abdel kader et de Lalla Fatma N’soumer – dont les inventeurs-détenteurs de la trinité « Liberté-Egalité-Fraternité », qui voilà encore quelques mois étaient encore emprisonnés dans « les Identités Meurtrières », s’amusaient à identifier par les ironiques signifiants « Fatma » et « l’Arabe » – ont su relever tous les défis, quoiqu’en disent ELJAZEERA et RFI, désormais plus qu’étouffés, rehaussant l’étendard Blanc-Vert-Rouge, majestueusement étoffé, et prenant solidement les rênes de leur destinée, pour fêter, cinquante années après, le Repos du Guerrier forgé par les sanglants tollés, en enflammant les quarante huit cieux du Polygone Étoilé !

Cette nuit-là, Cheâayeb Lekhdim, dont les souvenirs, furent, par ces feux de la cime, instantanément vivifiés, devant un tel éblouissement qu’il ne put qualifier, n’avait pu retenir ses larmes, devant lesquelles sa fidèle Aïni, de nature calme, qui, usant de toutes ses armes, avait beau essayé de faire semblant d’occuper les heureux héritiers de Dar Sbitar par le scintillement des tableaux peints sur la toile des étoiles, dévêtue de son collant voile, s’est humblement prosternée, sentant les charges énergétiques de la majesté, la noblesse et la sacralité qui se dégageaient d’une telle émotion dans un tel contexte spatiotemporel... !

Il était tellement pris et épris dans cet émerveillement qu’il lui sembla que son être venait de contenir toutes les péripéties révolutionnaires de ses ancêtres, qui avaient continuellement, dans un relais de décolonisation depuis la Numidie de Jugurtha à l’Algérie de Zabana, arraché leur liberté dans un troc sacré « vie contre dignité »...Il en pleurait, tout joyeux, d’émotion ! Il avait fait l’objet et était sujet à une émotion semblable, le jour où il visionna un Film sur l’un des lions de la révolution, notamment devant la très forte charge sémantique et symbolique suggérée par la scène de ces interminables minutes que réserva le Héros en faisant ses adieux à son « très jeune » épouse, une houri qu’il « délaissa » – assuré sur leur rendez-vous dans les cieux –, avec toutes ses autres richesses matérielles, pour rejoindre ses frères de la révolution et se faire inscrire, en Éternel Chahid, à leurs cotés... !!!

Ces jours-ci aussi, en réécoutant l’une des mélodies de cette joyeuse saison, la voix d’Aberrahmane AZIZ interprétant le message plus qu’emblématique du Chahid « Ya Mohamed Mabrouk Aalik El Djazair Raajaat lik » sa peau est devenue comme « habitée » par un frissonnement électrocutant tout son être dont l’esprit, qui fut tout ouïe, marquait un arrêt sur image dès qu’il décoda les ondes sifflantes et giflantes du couplet « Elli Aaliya rani Aamaltou baki taamal elli aalik » !!?

Ya Mohamed !!! Si le Chahid a bel et bien, on ne peut plus héroïquement, accompli son devoir suprême, qu’en est-il du notre ? Chemin pétrolant, Mabrouk aaliya wa Aalik tous les biens légitimement acquis ou – n’en déplaise à l’esprit du civisme et du patriotisme – malhonnêtement acquis...

L’Algérie est plus Grande qu’un ou plusieurs partis ! l'Algérie n’a jamais été le jouet de manipulateurs de partis et parties ! L’Algérie, notre adorée et vénérée patrie, était et restera notre unique et éternel parti... !

« Il est parmi les croyants des Hommes qui ont tenu loyalement leur engagement vis à vis de Dieu .Certains d’entre eux ont déjà accompli leur destin, d’autres attendent leur tour, mais ils n’ont jamais rien changé à leur comportement »2



- Gloire à nos martyrs qui ont choisi la mort pour nous offrir la vie -



Notes :

1- Couplet du Grand poète tunisien Abou El Kacem Chabbi

2- Coran, V 33, S 23
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